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Sensibiliser encore et toujours

Malgré d’énormes progrès constatés dans la perception de l’autisme au sein de la population générale au Québec, les personnes autistes et leur famille restent parfois confrontées à des attitudes ou à des paroles stigmatisantes.

C’est alors que naissent l’exclusion et l’isolement. Ce travail de sensibilisation fait notamment partie des missions portées par la Fédération québécoise de l’autisme à travers, par exemple, les campagnes qu’elle propose pendant le Mois de l’autisme, en avril de chaque année ou les multiples publications qu’elle diffuse.

Par ailleurs, on constate une importante mobilisation de la communauté autistique à travers le mot d’ordre « Rien sur nous sans nous! ». C’est ainsi que de plus en plus de projets de recherche intègrent au sein de leurs équipes des personnes autistes, que des réflexions sont apportées sur le vocabulaire à employer pour désigner les personnes autistes, etc. Sur les réseaux sociaux (Facebook, TikTok, etc.), il existe également de nombreuses personnes autistes qui militent pour faire entendre la voix des personnes autistes et créer des ponts entre elles et les personnes neurotypiques à l’image de notre porte-parole, Valérie Jessica Laporte.

La FQA conçoit régulièrement différents outils de sensibilisation. N’hésitez pas à les partager dans vos réseaux.

Porter plainte

L’inclusion sociale aide à réduire la stigmatisation des personnes autistes.

Quelques stratégies communes pour contrer la stigmatisation

La population québécoise tend à mieux accepter les personnes autistes. Cependant, la discrimination demeure un défi. Les stratégies suivantes* peuvent être mises de l’avant par les institutions et organismes, les spécialistes ou les individus.

En tant que personne autiste, n’hésitez pas à expliquer vos spécificités, d’autant plus qu’une personne autiste ne ressemble jamais à une autre. Aussi, il est toujours très utile d’évoquer et de préciser vos préférences sociales (poignée de main ou non, port d’un casque, etc.) et vos défis du quotidien (préférences alimentaires, etc.). En connaissant mieux vos particularités, vos interlocutrices ou interlocuteurs feront, dans la plupart des cas, preuve de compréhension et de bienveillance.

Sensibiliser la population à la diversité humaine. Les personnes autistes font pleinement partie de notre société.

Améliorer la littératie en autisme. Il est crucial de diffuser des connaissances sur l’autisme pour améliorer la littératie en autisme. La littératie en autisme devrait permettre d’accroître la confiance en soi des gens pour interagir avec les personnes autistes, favorisant ainsi leur inclusion dans la société. Informer sur l’autisme est une tâche complexe. Informer à partir des expériences réelles des personnes autistes peut aider à atténuer cette difficulté.

Engager les médias à contrer la stigmatisation des personnes autistes. Ayant un rôle important dans la diffusion de mythes et de préjugés à leur sujet, ils peuvent contribuer à contrer ces mythes et aider à diffuser des attitudes inclusives envers ces personnes et leurs familles. À cet égard, les guides existants pour les journalistes pourraient servir de modèles.

Connaitre des personnes autistes. Le contact avec des personnes autistes améliore significativement les attitudes envers elles. Ce contact devrait être favorisé dans tout programme pour contrer la stigmatisation.

Intervenir simultanément sur divers plans sociaux. Il est crucial d’intervenir simultanément sur divers plans sociaux, tels que l’individu, les relations interpersonnelles, les institutions et la communauté. La conception de politiques publiques adaptées à chacun de ces domaines s’avère indispensable. Cibler un seul d’entre eux n’est pas efficace.

Identifier les populations prioritaires pour les interventions. Prenons par exemple ceux qui sont le plus exposés aux répercussions de la discrimination liée au trouble du spectre autistique, ou encore ceux exigeant des mécanismes spécifiques pour contrer la stigmatisation.

Évaluer régulièrement l’efficacité de ces interventions en menant des sondages pour mesurer leur impact.

* Texte adaptée du document
Portrait de la stigmatisation et de l’acceptation des personnes autistes.

Oser porter plainte

Si vous pensez être victime de stigmatisation, d’intimidation ou de harcèlement en raison de votre diagnostique d’autisme, n’hésitez pas à prendre la parole et à porter plainte si nécessaire.

Des délais d’attente trop longs, des ruptures de services… Ce sont aussi des dysfonctionnements contre lesquels vous pouvez porter plainte. Actuellement, au Québec, si une personne ne reçoit pas les services ou la qualité des services qu’elle juge être en droit de recevoir, la seule façon de faire connaître son insatisfaction et de contribuer à l’amélioration des services est de porter plainte. C’est la seule façon de corriger ou d’améliorer la situation.

Pour en savoir plus sur le processus de plainte, consulter cette page Porter plainte, mode d’emploi…

Votre association régionale d’autisme pout vous aider à formuler vos plaintes ou à vous diriger vers les instances appropriées. Certaines associations régionales d’autisme ont égualement développé dans leur site Internet des outils pour faciliter le processus de plainte. On y trouve des informations détaillées et des modèles de lettres de plainte.

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