Quelques stratégies communes pour contrer la stigmatisation
La population québécoise tend à mieux accepter les personnes autistes. Cependant, la discrimination demeure un défi. Les stratégies suivantes* peuvent être mises de l’avant par les institutions et organismes, les spécialistes ou les individus.
En tant que personne autiste, n’hésitez pas à expliquer vos spécificités, d’autant plus qu’une personne autiste ne ressemble jamais à une autre. Aussi, il est toujours très utile d’évoquer et de préciser vos préférences sociales (poignée de main ou non, port d’un casque, etc.) et vos défis du quotidien (préférences alimentaires, etc.). En connaissant mieux vos particularités, vos interlocutrices ou interlocuteurs feront, dans la plupart des cas, preuve de compréhension et de bienveillance.
Sensibiliser la population à la diversité humaine. Les personnes autistes font pleinement partie de notre société.
Améliorer la littératie en autisme. Il est crucial de diffuser des connaissances sur l’autisme pour améliorer la littératie en autisme. La littératie en autisme devrait permettre d’accroître la confiance en soi des gens pour interagir avec les personnes autistes, favorisant ainsi leur inclusion dans la société. Informer sur l’autisme est une tâche complexe. Informer à partir des expériences réelles des personnes autistes peut aider à atténuer cette difficulté.
Engager les médias à contrer la stigmatisation des personnes autistes. Ayant un rôle important dans la diffusion de mythes et de préjugés à leur sujet, ils peuvent contribuer à contrer ces mythes et aider à diffuser des attitudes inclusives envers ces personnes et leurs familles. À cet égard, les guides existants pour les journalistes pourraient servir de modèles.
Connaitre des personnes autistes. Le contact avec des personnes autistes améliore significativement les attitudes envers elles. Ce contact devrait être favorisé dans tout programme pour contrer la stigmatisation.
Intervenir simultanément sur divers plans sociaux. Il est crucial d’intervenir simultanément sur divers plans sociaux, tels que l’individu, les relations interpersonnelles, les institutions et la communauté. La conception de politiques publiques adaptées à chacun de ces domaines s’avère indispensable. Cibler un seul d’entre eux n’est pas efficace.
Identifier les populations prioritaires pour les interventions. Prenons par exemple ceux qui sont le plus exposés aux répercussions de la discrimination liée au trouble du spectre autistique, ou encore ceux exigeant des mécanismes spécifiques pour contrer la stigmatisation.
Évaluer régulièrement l’efficacité de ces interventions en menant des sondages pour mesurer leur impact.
* Texte adaptée du document
Portrait de la stigmatisation et de l’acceptation des personnes autistes.
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