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Des pseudo-expulsions!

COMMUNIQUÉ
POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

Montréal, le 24 septembre 2015 — C’est en utilisant le terme « pseudo-expulsions » hier, pendant la période de questions, que le ministre de l’Éducation, M. François Blais, a répondu au porte-parole officiel en éducation, M. Alexandre Cloutier, lorsque ce dernier traçait un portrait des nombreuses réductions de services en éducation, plus particulièrement auprès des élèves en difficultés. 

Le ministre de l’Éducation soutient qu’aucun enfant n’est expulsé de l’école, qu’il s’agit de pseudo-expulsions, que la notion même d’expulsion n’existe pas. Le ministre tente ainsi de jouer sur les mots pour dédramatiser une situation qui est pourtant tout à fait inacceptable. Les enfants en difficultés ne sont certes pas expulsés, mais bel et bien suspendus, souvent à plusieurs reprises, avant que la famille ne se voie offrir quelques heures par semaine de scolarisation à la maison.

Le fait d’offrir de 3 à 5 heures par semaine de scolarisation à la maison, sans aucune autre forme de soutien, ni de la commission scolaire, ni du réseau de la santé et des services sociaux, est d’autant plus inacceptable compte tenu des ententes de complémentarité qui existent entre les deux ministères. Ce qui équivaut, à notre avis, à abandonner ces enfants et leurs parents.

De plus, le ministre Blais soutient que les commissions scolaires font des choix qui visent à favoriser l’intégration des enfants handicapés dans des classes soi-disant « normales » et qu’elles ne peuvent pas toujours répondre aux désirs des parents en matière d’intégration scolaire. Le ministre semble se méprendre sur les demandes et les attentes des parents. Quand un enfant présente des défis importants, rares sont les parents qui visent l’intégration dans une classe ordinaire. Ils souhaitent simplement que leur enfant ait une place dans une classe qui réponde à ses besoins. On parle ici d’intégration dans le réseau scolaire au sens large et non d’une intégration en classe ordinaire.

Ce ne sont certainement pas les coupes massives en éducation qui permettront de répondre aux attentes ni aux besoins des enfants handicapés. La scolarisation pour tous ce n’est pas une option, c’est un DROIT qui s’inscrit dans la loi.

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Pour renseignements :​ Jo-Ann Lauzon
Fédération québécoise de l’autisme
​514 270-7386  /  direction@autisme.qc.ca

La Fédération québécoise de l’autisme est un regroupement provincial de plus de 85 organismes qui ont en commun les intérêts de la personne autiste et ceux de sa famille et de ses proches.

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