Contribuez au développement de la FQA :

Et c'est reparti!

COMMUNIQUÉ

Montréal, le 29 septembre 2014 — À peine 10 ans depuis la dernière réforme du Réseau de la santé et des services sociaux et voilà qu’on recommence. La Fédération québécoise de l’autisme (FQA) reçoit le projet de Loi 10 avec beaucoup de scepticisme. D’une part, parce que la dernière réforme n’a pas donné les résultats escomptés et surtout, parce que le client a rarement été au centre de ses services malgré ce qu’on nous a si souvent répété.

Plusieurs questions se posent ici. De fait, les mégas structures que nous propose le ministre Barrette ne risquent-elles pas de créer des temps d’attente encore plus importants que ceux auxquels nos familles sont condamnées actuellement? Ces décisions ne sont-elles pas prises trop hâtivement? Vise-t-on des objectifs purement financiers plutôt qu’une réponse plus adéquate aux besoins de la population?

La semaine dernière, le ministère de la Santé et des Services sociaux se réjouissait d’un partenariat qui permettra d’ouvrir une clinique d’évaluation diagnostique pour les enfants autistes. Dans un communiqué récent, la FQA se disait heureuse aussi de cette initiative, mais s’inquiétait tout de même des services qui seraient effectivement disponibles pour répondre à leurs besoins une fois que le diagnostic aurait été confirmé. Cette nouvelle réforme ne fait qu’accroître ses inquiétudes.

Le nombre de personnes autistes ne cesse de croître et de plus en plus de familles québécoises ont plus d’un enfant autiste à la maison. Ces dernières doivent déjà faire face aux défis de l’autisme au quotidien, « gagner leur vie », et être des membres actifs de leur communauté. Maintenant, elles devront chercher de l’aide à l’intérieur d’une gigantesque structure qui, on doit l’admettre, prendra de nombreuses années à se réformer et à devenir fonctionnelle.

Autre grande préoccupation à la Fédération québécoise de l’autisme, les docteurs Couillard et Barrette parlent d'améliorer l'expérience du « patient » dans le « système de santé ». Avec ce vocabulaire, on ne peut que questionner la place qu’occuperont les services sociaux et le soutien à l’intégration sociale au sein d’un ministère si médicalisé. Et, cela veut dire que, pour les personnes autistes et leur famille qui n’en peuvent déjà plus d’attendre les services promis dans la politique « Un geste porteur d’avenir », le mot « patient » risque de prendre un tout autre sens.

— 30 —

Pour renseignements : Jo-Ann Lauzon
Fédération québécoise de l’autisme
514 270-7386 / direction@autisme.qc.ca
www.autisme.qc.ca

Contribuez au développement de la FQA
Faire un don
Devenir bénévole Devenir membre
Nos partenaires