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Mois de l’autisme au Québec
Soyons ouverts d’esprit

La Fédération québécoise de l’autisme tient à profiter du mois d’avril, mois de l’autisme au Québec, afin de vous sensibiliser aux besoins des adultes autistes. Nous recevons un nombre important d’appels provenant d’adultes autistes laissés à eux-mêmes, souvent sans emploi, isolés. Le taux de prévalence de l’autisme se situe autour de 1 %. Bien que l’on ait tendance à penser que ce taux est moins élevé chez les adultes, des chercheurs, dont le Dr Fombonne (2012), rapportent que le taux de prévalence chez ceux-ci représente aussi 1 % de l’ensemble de la population canadienne.

Au Québec, la responsabilité de donner des services à ces personnes est mal définie et l’offre de services qui les concerne est incomplète. Conséquemment, les adultes autistes sont trop souvent retournés à la maison sans que l’on ait répondu à leurs besoins. Les plus autonomes d’entre eux pourraient certainement profiter des services offerts à l’ensemble de la population. Cependant, pour que la réponse au besoin ait l’effet escompté, il faut s’assurer que le personnel qui intervient auprès des adultes autistes ait les connaissances nécessaires pour bien identifier les besoins et ainsi assurer un accompagnement adéquat.

La tendance actuelle est de demander à la personne si elle a besoin de quelque chose. Question très large qui dénote une méconnaissance de l’autisme. Du moment que la personne, en ne tenant compte que du contexte dans lequel on lui pose cette question, répond non, on la renvoie chez elle et on ferme son dossier. Dans bien des cas, on constate que l’intervenant n’a pas pris les moyens nécessaires pour s’assurer que son client comprenait la question et l’enjeu de sa réponse.

Une autre problématique qui mérite d’être remise en question est l’absence de service d’évaluation diagnostic pour les adultes, beaucoup plus nombreux qu’on se l’imagine, chez
qui l’on soupçonne un trouble du spectre de l’autisme. Devant l’indisponibilité du service, les adultes se font répondre que l’obtention d’un diagnostic ne changerait rien à leur situation actuelle, puisqu’ils ont réussi à se rendre à l’âge qu’ils ont sans en avoir. Nous jugeons que cette absence de service contrevient au droit fondamental de tout individu de recevoir les soins ou le soutien que requiert son état.
Connaître son diagnostic entraîne de nombreux avantages, cela permet entre autres à une personne de comprendre son état et les comportements qui l’animent. Cela lui permet d’obtenir du soutien adéquat et adapté dans les situations difficiles qu’elle peut vivre au travail ou dans ses relations interpersonnelles.

En conclusion, nous souhaitons que tous les moyens soient mis en place dans votre région afin de faire en sorte que les adultes autistes ne soient pas laissés à eux-mêmes et qu’ils reçoivent l’aide et le soutien auquel ils ont droit.

En espérant que vous serez sensibles à la réalité de ces personnes, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

La directrice générale,
Jo-Ann Lauzon.

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