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Une étude sur les vaccins et l’autisme soulève la controverse

Source : Yahoo! News

Traduction: équipe Internet de la FQATED
Par Paul Simao

13 novembre 2003, Atlanta (Reuters) — Des chercheurs américains ont affirmé récemment n’avoir découvert aucun lien significatif entre les vaccins infantiles contenant du thimérosal — un agent de conservation à base de mercure — et certains troubles neurologiques comme l’autisme et le trouble de déficit de l’attention. Les résultats de cette étude impliquant plus de 140 000 enfants ont été publiés dans l’édition de novembre 2003 de la revue Pediatrics.

Des critiques accusent cependant l’étude d’avoir été délibérément manipulée afin de protéger d’éventuelles poursuites le gouvernement fédéral américain et les producteurs de vaccins de ce pays.

Le thimérosal, un composé organique contenant 49 % de mercure, a régulièrement été utilisé aux État-Unis durant les années 1930 à 1990 afin de prévenir la contamination bactérienne et fongique dans une grande variété de vaccins pour enfants, notamment celui de l’hépatite B.

En 1999, l’American Academy of Pediatrics et le U.S. Public Health Service recommandaient par précaution le retrait du thimérosal des vaccins. Des études avaient alors établi un lien entre l’absorption de mercure et certains problèmes neurologiques et rénaux chez l’humain.

Dans une étude des dossiers de trois organismes américains en santé, des chercheurs des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et du secteur privé ont trouvé des données contradictoires en essayant de dépister un lien éventuel entre les vaccins et les troubles neurologiques chez des enfants nés entre 1991 et 1999. Selon cette étude, un groupe d’enfant ayant reçu les vaccins avec thimérosal régulièrement administrés souffrait davantage de tics nerveux alors qu’un groupe distinct avait un taux plus élevé de retard de langage.

Troubles neurologiques

Une deuxième phase de l’étude n’a cependant démontré aucun lien significatif entre les vaccins et de tels troubles dans un autre groupe d’enfants.

«Les résultats finaux de l’étude n’ont révélé aucun lien statistique entre les vaccins contenant du thimérosal et des conséquences nocives pour la santé des enfants, en particulier l’autisme et le trouble de déficit de l’attention », affirme le Dr Frank DeStefano, un chercheur aux CDC ayant participé à l’étude.

Mais certains activistes impliqués dans le domaine de la santé publique, notamment ceux qui travaillent avec les personnes autistes, affirment que des troubles neurologiques ont été découverts dans des proportions significativement élevées lors des analyses originales de l’étude au cours de l’année 2000, mais que ces conclusions ont été évacuées de la version finale.

Dans une déclaration rendue publique le 3 novembre dernier, l’organisme Moms on a Mission for Autism a accusé les chercheurs des CDC et d’autres institutions de «conspirer afin de duper de façon délibérée les citoyens américains en minimisant les conséquences désastreuses du thimérosal».

Certains détracteurs de l’étude notent par ailleurs que son auteur principal, le Dr Verstraeten, a quitté l’agence fédérale il y a deux ans pour joindre les rangs de la compagnie GlaxoSmithKline Plc., une multinationale qui fabrique entre autres des vaccins. L’article publié dans Pediatrics omet en effet de mentionner que le Dr Verstraeten est employé par le géant pharmaceutique européen.

«Ces révélations minent davantage l’étude », a affirmé Dave Weldon, médecin de Floride dans une lettre envoyée à la directrice des CDC, la Dre Julie Gerberding.

Un porte parle de GlaxoSmithKline a déclaré que la compagnie n’avait jamais demandé à Verstraeten de modifier les données de l’étude.

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