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Une étude médicale d’envergure sur le lien possible entre l'autisme et le vaccin RRO

 24 mai 2001 -

FEAT DAILY NEWSLETTER, April 20, 2001. http://www.feat.org


D'éminents médecins et scientifiques venant de partout à travers le monde ont convergé vers Londres en avril dernier pour assister à une rencontre privée afin de tracer les grandes lignes de la première étude internationale sur la sécurité du vaccin RRO (rubéole, rougeole et oreillons). Des spécialistes en épidémiologie provenant de neuf pays étaient présents à cette réunion animée par le professeur Walter Spitzer, un Canadien considéré comme l’un des plus éminents spécialistes au monde. Le professeur Spitzer a annoncé au journal The Telegraph que le but de cette rencontre était de déterminer de façon définitive si le vaccin combiné RRO est responsable de la forte augmentation du nombre d’enfants atteints d’autisme observée dans plusieurs pays dont l’Angleterre. Il est hautement significatif que Spitzer ait porté son attention sur le vaccin RRO. Professeur émérite en épidémiologie de l’Université McGill à Montréal, il est reconnu à l’échelle internationale pour ses interventions pertinentes dans plusieurs dossiers controversés. Des chercheurs vont étudier l’histoire de vaccination de 3500 enfants autistes d’Europe et des Amériques et vont comparer leurs observations avec celles obtenues par l’étude d’environ 7000 enfants non autistes. Une tel projet durera trois ans et coûtera environ 22 millions de dollars canadiens, lesquels devront probablement être obtenus du secteur privé. Le débat sur la sécurité de ce vaccin, qui est donné fréquemment en Angleterre aux bébés d’environ quinze mois, a commencé il y a près de trois ans lorsque les médecins du Royal Free Hospital de Londres ont rapporté avoir observé des symptômes originaux de problèmes intestinaux associée à l'autisme chez douze enfants. Leur article publié alors dans le Lancet expliquait que plusieurs parents avaient remarqué chez leur enfant en parfaite santé l’apparition de problèmes suite à l’injection du vaccin combiné RRO.En janvier, le Dr Andrew Wakefield, un consultant de ce même hôpital, annonçait au Telegraph que ses collègues et lui avaient maintenant observé plus de 170 enfants présentant les mêmes problèmes. Les chercheurs effectuent actuellement une étude afin de déterminer si les composantes du vaccin peuvent endommager le système digestif et le cerveau. Leurs inquiétudes ont cependant été rejetées par le Département de la Santé et par les fabricants de médicaments. Mais le professeur Spitzer a affirmé qu’une nouvelle étude était nécessaire parce que, contrairement à l’étude en laboratoire, il n’y a eu aucune « étude épidémiologique convenablement conçue, convenablement exécutée et convenablement analysée depuis que cette controverse a été mise à jour». Il mentionne qu’« il n’y a pas d’étude qui puisse confirmer ou écarter ce lien. Par exemple, la récente étude finlandaise orchestrée par les autorités et les manufacturiers afin de démontrer qu’il n’existe absolument aucun lien, est non pertinente dans le problème qui nous préoccupe».

Le professeur va agir comme témoin expert dans un procès en Cour Suprême intenté par des centaines de parents contre les fabricants du RRO. Il a affirmé récemment qu’il y avait « une ignorance inquiétante » concernant la possibilité d’un lien entre le RRO et l’autisme, un trouble où les personnes atteintes ont des difficultés de concentration, de communication et à entrer en relation avec les autres. Il estime que les probabilités d’un lien entre le vaccin et l’autisme sont de l’ordre de « 55%, 60 tout au plus».

Le professeur Spitzer a mentionné qu’il avait passé 18 mois à chercher des études appropriées et sûres concernant le RRO, mais qu’il n’en avait trouvé aucune. «Cela est vraiment surprenant et c’est une raison de plus pour que cette nouvelle étude soit réalisée». Lorsque les plans de cette recherche auront été finalisés, au cours de l’été, Spitzer et ses investisseurs commenceront à chercher l’argent nécessaire pour défrayer les coûts du projet. «Nous ne sommes commandités par personne », a-t-il souligné. « Nous sommes inquiets à propos des enfants et de leurs parents et nous sommes préoccupés par le fait que personne ne se penche sérieusement sur le problème».

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