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Selon une étude québécoise - Pas de lien entre le vaccin ROR et l’autisme

 


La Fédération québécoise de l'autisme bénéficie de l'aimable autorisation de l'agence France Presse-Montréal afin de reproduire l'article Selon une étude québécoise, pas de lien entre le vaccin ROR et l'autisme paru dans Cyberpresse.

Le mercredi 05 juillet 2006
Presse canadienne et AFP

Montréal - La vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) n'a aucune incidence sur l'autisme, selon une étude canadienne publiée mercredi dans le journal scientifique Pediatrics.

 

L'étude de chercheurs montréalais du Centre universitaire de santé McGill, réalisée auprès de 28 000 enfants québécois, invalide l'hypothèse d'un article paru en 1998 dans l'hebdomadaire médical britannique The Lancet qui suggérait une relation entre le vaccin ROR et les risques de développer une forme d'autisme.

"Il n'y a aucune relation entre l'autisme et le niveau d'exposition au vaccin ROR ou aux vaccins contenant du thimérosal", a déclaré le Dr Eric Fombonne, directeur du centre de pédopsychiatrie de l'Hôpital de Montréal pour enfants, affilié à l'Université McGill. 

Le thimérosal est un agent de conservation à base de mercure entrant dans la composition de certains vaccins administrés à des adultes, mais souvent banni des vaccins pour les nourrissons.

Avant son retrait complet des préparations vaccinales en 1996 au Québec, le thimérosal était utilisé dans la production de divers vaccins pour prévenir la contamination bactérienne et fongique. L'incidence de l'autisme a été plus élevée chez les enfants vaccinés après le retrait du thimérosal dans les vaccins.

L'étude britannique avait suscité une vive polémique au Royaume-Uni à la fin des années 90. La crainte d'un lien potentiel entre la vaccination ROR et l'autisme a poussé certains parents à refuser d'immuniser leurs enfants contre des maladies infantiles dangereuses, ce qui a entraîné la résurgence de la rougeole et causé la mort de plusieurs jeunes enfants en Europe.

"Nous espérons que notre étude dissipera définitivement l'idée répandue d'un lien entre la vaccination et les troubles du développement tels que l'autisme", a ajouté M. Fombonne.
Ce dernier attribue l'augmentation du taux d'autisme chez les enfants à une définition "plus large" de ce syndrome et à une "sensibilisation accrue" des parents qui hésitent moins à consulter les services de santé.

Le Dr Fombonne espère que l'étude dissipera définitivement l'idée répandue d'un lien entre la vaccination et les troubles du développement tels que l'autisme.

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