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Recherches sur l’autisme et le vaccin rougeole-rubéole-oreillons (RRO)

Source : Schafer Autism Report, 21 juin 2002

Traduction : équipe Internet de la FQATED

Dans son rapport sur l’association entre le vaccin RRO et les troubles du spectre autistique (TSA) publié en avril 2001, l’Institute of Medicine (IOM) américain concluait que « la preuve privilégie le rejet d’une relation causale entre le vaccin RRO et les troubles du spectre autistique ». Le IOM a émis plusieurs recommandations concernant des recherches et des études épidémiologiques futures, notamment sur la nécessité :

  • d’explorer la possibilité qu’une exposition au vaccin RRO puisse être un facteur de risque de TSA chez un petit nombre d’enfants ; 
  • d’élaborer des recherches ciblées afin de déterminer la présence ou non d’une souche vaccinale du virus de la rougeole dans l’intestin de certains enfants atteints d’un trouble du spectre autistique ; 
  • d’étudier les effets possibles de différentes expositions au vaccin RRO ; 
  • de conduire de nouvelles études cliniques et épidémiologiques rigoureuses afin d’identifier les facteurs de risque et les marqueurs biologiques pour les TSA. Ces recherches permettraient de mieux comprendre les causes génétiques ou environnementales des troubles du spectre autistique.

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) prend cette question très au sérieux et finance actuellement cinq études qui examinent les recommandations du IOM.

La première de ces recherches, la « MMR/Autism Study » du Metropolitan Atlanta Developmental Disabilities Surveillance Program (MADDSP), est une vaste étude cas-témoins. Les cas d’autisme ont été identifiés par l’entremise du MADDSP et les participants du groupe-témoin ont été sélectionnés au sein de la même école — ou dans des écoles similaires — de la région d’Atlanta puis ont été jumelés aux cas d’autisme selon l’âge et le sexe. L’étude évalue la relation entre le moment de réception du premier vaccin RRO et le risque de développer l’autisme. Les analyses de la recherche et un rapport devraient être complétés au début de l’automne 2002.

La seconde étude, la « MMR/Regression Autism Study », financée par le CDC et le National Institutes of Child Health and Human Development (NICHD), est également une étude cas-témoins d’envergure. […] Elle est spécifiquement conçue pour examiner la relation entre l’autisme régressif et le moment de réception du vaccin RRO. La recherche sera réalisée sur une période de trois ans et les résultats sont prévus pour le printemps 2004.

La troisième étude a été réalisée récemment au Danemark en collaboration avec le CDC. Elle a suivi approximativement 537 000 enfants nés au Danemark sur une période s’échelonnant du 1er janvier 1991 au 31 décembre 1998. Parmi ces enfants, 82 % ont reçu le vaccin RRO. Le groupe d’enfants a été constitué à partir de données obtenues du Système d’enregistrement civil danois et par la suite reliées à d’autres registres nationaux. Le rapport a été soumis cette année pour publication.

La quatrième recherche est une étude épidémiologique d’envergure qui tente d’identifier les facteurs de risque et des marqueurs biologiques pour les troubles du spectre autistique afin de mieux en comprendre les causes environnementales ou génétiques. Cette recherche a été planifiée dans les quatre Centers for Autism and Developmental Disabilities Research and Epidemiology (CADDRE), qui sont soutenus par le CDC.

Enfin, le CDC planifie actuellement une étude qui examinera s’il y a présence ou non d’une souche vaccinale du virus de la rougeole chez certains enfants atteints d’un trouble du spectre autistique.

Seul un nombre limité de rapports de laboratoire mettant en évidence la découverte de séquences du virus de la rougeole dans l’intestin et dans les globules blancs des enfants atteints d’un trouble du spectre autistique a été publié. S’il y a eu des spéculations sur le fait que le vaccin RRO aggrave ou précipite l’apparition des troubles du spectre autistique, les autres études de laboratoire ou épidémiologiques ne confirment pas cette observation.

Afin de résoudre ce problème de divergence dans les résultats des études antérieures, qui peut s’expliquer notamment par les différentes façons de concevoir les études, par le manque de standardisation de l’échantillonnage ou par l’utilisation de procédures de laboratoire de sensibilité différente, un projet d’étude multidisciplinaire a été élaboré. Ce projet souhaite déterminer la prévalence des séquences de gènes d’une souche vaccinale du virus de la rougeole dans des tissus obtenus par biopsies. Ces biopsies ont été effectuées sur des enfants atteints de maladies du système gastro-intestinal et atteints ou non d’un trouble du spectre autistique. L’étude sera mise sur pied de façon à s’assurer de l’utilisation d’un protocole clinique et de laboratoire standardisé, d’une sélection appropriée du groupe témoin, du choix à l’aveugle des échantillons, de l’utilisation de matériel et d’analyse de laboratoire standardisés et de méthodes d’évaluation statistique appropriées.

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