Contribuez au développement de la FQA :

Mercure et vaccins

Source : Autism Research Review International, Vol. 14, No. 4, 2000, p. 3 

Traduction - 4 octobre 2001

«Science poubelle»! Voilà comment le psychiatre Eric London a qualifié ce qu’il a entendu de parents et de proches d’enfants autistes. Certains de ces parents étaient pourtant des docteurs en médecine ou des professionnels reconnus dans d’autres domaines. « Si vous présentiez de telles opinions dans une école de médecine, on les jetterait par la fenêtre», a affirmé le Dr London.

L’opinion que le Dr London conteste si fortement, qui veut que des enfants parfaitement normaux aient développé une forme sévère d’autisme peu de temps après avoir reçu des vaccins contenant une forte quantité de mercure hautement toxique, a été présentée par des parents à une réunion du National Institutes of Health en octobre dernier. Cette conférence sur le rôle des facteurs environnementaux dans l’autisme était commanditée par le National Institute of Environmental Health Sciences (NIEHS).

Continuant à ridiculiser cette «science poubelle», le Dr London a poursuivi en expliquant que le progrès scientifique s’accomplit comme la construction d’un mur de brique. «Vous commencez par une fondation solide, à laquelle vous ajoutez, très systématiquement, des faits prouvés de manière expérimentale qui s’insèrent, brique par brique, de manière ordonnée.»

Je me suis opposé énergiquement aux affirmations du Dr London en soutenant que son modèle du mur de brique reflète une idée fausse et très répandue du progrès scientifique. Ce modèle est une façon utile d’enseigner la science à des étudiants débutants : c’est la théorie des petits pas. Ce n’est cependant pas la manière dont se présente le progrès scientifique dans la vraie vie. J’ai déjà dit et écrit ce que je pensais de cette théorie du mur de brique : «Il ne s’agit pour moi que de foutaises ! Presque quatre décennies en tant que chercheur à temps plein m’ont enseigné que le modèle des mots croisés représentait une illustration plus juste de la manière dont la science évolue. Très souvent, la découverte d’une bonne réponse dans un coin démontrera qu’une conclusion, déjà bien établie dans un autre coin, est erronée et qu’elle se doit d’être effacée. Il y a au moins autant de vieilles réponses qui sont effacées que de nouvelles qui s’écrivent. Plus la découverte est importante, plus le procédé des mots croisés est prometteur.»

«L’histoire du progrès humain est une chronique d’autorité réfutée» Cet adage est particulièrement vrai dans le domaine de la médecine. Historiquement, ceux qui ont réussi des percées, des découvertes qui ont provoqué des changements majeurs dans la théorie et dans la pratique, ont toujours été ridiculisés et bafoués par leurs contemporains. Les plus grands noms de la médecine, dont Semmelweis, Lister, Pasteur et Harvey dans le passé et, plus récemment, Abram Hoffer, les frères Shute, Henry Turkel et Kilmer McCully, ont tous été traités avec mépris par leurs collègues.

«Oui», ai-je dit au Dr London, «ce que vous avez entendu ce matin au sujet des dommages provoqués par le mercure contenu dans les vaccins sera probablement rejeté du revers de la main par une école de médecine. Les écoles de médecine ont une longue et sordide histoire de châtiments envers les porteurs d’idées nouvelles, particulièrement si ces idées innovatrices démentent des croyances longtemps chéries, comme celle voulant que les vaccins soient anodins et ne causent aucun tort.»

Eric London et son épouse, Karen, ont créé en 1995 la National Alliance for Autism Research (NAAR). Lorsque, trois ans plus tard, j’ai publié dans l’Autism Research Review International (ARRI) un éditorial d’une page sur l’énorme recrudescence évidente de prévalence de cas d’autisme, en citant les vaccins comme une cause possible de ce trouble, Eric London a fait paraître une réfutation de 4 pages et demie dans le bulletin de la NAAR. Ma réponse fut rejetée.

Or, comme le savent les lecteurs de l’ARRI, l’accroissement considérable du taux de prévalence est maintenant bien établi et le rôle des vaccins dans cette augmentation est de mieux en mieux accepté.

Le facteur mercure

Dès 1965, nous avons commencé à recueillir auprès des parents de l’information sur les différents facteurs ayant pu causer ou aggraver l’autisme chez leurs enfants. En 1967, nous avons entrepris la distribution d’un questionnaire, le Formulaire E3, grâce auquel nous possédons aujourd’hui dans nos dossiers des données sur environ 10 000 cas reconnus d’autisme.

Une question posée dans le questionnaire de 1967 concernait les effets du DPT (un triple vaccin comme le RRO) sur l’enfant. Un certain nombre de parents ont mentionné lors de conversations et par lettres que leur enfant avait été affecté de façon défavorable par le vaccin. Conscients de l’extrême toxicité du mercure et du fait qu’il puisse causer plusieurs des symptômes de l’autisme, nous demandions d’ailleurs dans le même document si la mère avait subi des soins dentaires pendant la grossesse ou si on lui avait placé ou enlevé des plombages en argent. Dans les deux cas en effet, il est possible que le mercure puisse atteindre le fœtus.

Vers la fin des années 1960, mon assistante, l’étudiante diplômée Dale Meyer, commençait déjà à s’intéresser à l’empoisonnement au mercure comme cause possible de l’autisme. Elle écrivit alors un article sur l’acrodynia et la pink desease, lesquelles ont embarrassé les médecins depuis la fin du dix-neuvième siècle puisque, jusqu’aux années 1950, aucune relation entre ces maladies et l’empoisonnement au mercure n’a pu être établie. Il a été confirmé que l’acrodynia et la pink desease étaient causées par certains produits dentaires et par des poudres pour bébé contenant du mercure.

Il y a dix ans, j’avais lu un article de Richard Moskowitz où il affirmait que les vaccins contenaient du mercure, de l’aluminium et du formaldéhyde, mais j’écartais à l’époque la possibilité que le mercure puisse être présent en quantité suffisante pour causer des problèmes. Sachant que l’establishment médical, et sans doute les compagnies pharmaceutiques, étaient au courant de la très forte possibilité qu’une quantité même infime de mercure puisse causer des dommages, il m’apparaissait inconcevable que des doses toxiques de mercure puissent se retrouver dans les vaccins. Comme j’étais naïf !

L’incroyable réalité a surgi il y a environ un an. Les parents qui ont présenté leurs travaux à la conférence du NIEHS ont en effet examiné la question de plus près : certains enfants ont reçu en une seule journée des doses de mercure 100 fois (et même davantage) supérieures à la quantité quotidienne jugée toxique par l’Agence de protection environnementale américaine !

Des parents, présents à la conférence du NIEHS, figuraient parmi les auteurs du rapport exposant le lien mercure-autisme. Salli Bernard, Lyn Redwood et Albert Enyati ont notamment parlé de leur enfant qui, parfaitement normal, est devenu autiste à la suite de l’administration de vaccins contenant du mercure. La pédiatre Stephanie Cave a mentionné à l’auditoire que la majorité des quelque 400 enfants autistes qu’elle a traités ont vu leur état s’améliorer gradement après différents traitements et que la chélation constituait, à son avis, le procédé le plus efficace pour évacuer le mercure de l’organisme.

Le Dr Kenneth Olden, directeur du NIEHS, et plusieurs de ses collègues présents à cette conférence, se sont montrés fort impressionnés par ces résultats et ils ont amorcé depuis des recherches sur le lien entre le mercure et l’autisme.

Il existe un certain nombre de protocoles utilisés par plusieurs médecins pour évacuer le mercure et d’autres métaux toxiques de l’organisme. Si les risques rattachés à ces méthodes semblent peu élevés, des réactions nocives peuvent toutefois survenir. L’Autism Research Institute (ARI) prépare actuellement une conférence d’experts afin de faire ressortir les méthodes les plus sûres et les plus efficaces dans le traitement de l'empoisonnement au mercure. L’événement devrait se tenir sous peu. Les résultats seront annoncés dans l'Autism Research Review International et sur le site Internet du ARI à l’adresse : http://www.autism.com/ari

Contribuez au développement de la FQA
Faire un don
Devenir bénévole Devenir membre
Nos partenaires