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Les vaccins

Source: Autism Research Review International,
Vol. 14, No. 4, 2000, p. 1 et 2

Traduction - 4 octobre 2001

Nous vous suggérons ici un résumé des dernières recherches publiées par les docteurs Singh et Wakefield portant sur l’existence possible d’une interaction entre le vaccin RRO* et le déclenchement de l’autisme.

Au moment de mettre sous presse, nous apprenions qu’une étude épidémiologique publiée récemment par la Boston University School of Medicine niait toute possibilité de lien entre ces deux éléments. Il semble donc que la controverse se poursuive et qu’elle soit alimentée par des arguments contradictoires. De nouvelles recherches dévoilées il y a quelques jours à peine semblent donner du poids à la théorie de Wakefield. Nous attendons leur publication officielle. Ce débat qui se poursuit ne peut qu’être profitable à l’avènement d’une vaccination sécuritaire. Pour le bien des enfants, il est souhaitable, en effet, que la vérité soit servie par une objectivité sans faille et que les parents puissent être informés de l’existence (ou non) de risques potentiels.

Une autre piste de recherches du DAN!** concerne l’influence des métaux lourds, et plus particulièrement du mercure, sur le métabolisme et le système immunitaire des enfants. Ce mercure, contenu quelquefois dans les vaccins sous forme de thimerosal ou sous d’autres formes dans l’environnement, est lui aussi source d’inquiétudes et de controverses quant à son rôle dans le déclenchement de l’autisme. À ce sujet, nous publions plus loin l’éditorial du Dr Bernard Rimland.

Nous compléterons cette rubrique en soumettant à votre réflexion l’article du Dr Wendell Weber, qui apporte une ébauche d’explication sur la disparité de réaction rencontrée chez différents groupes de personnes face à certains « agresseurs ». Pourquoi les autistes seraient-ils plus sensibles que d’autres à des vaccins ou à des métaux lourds ? Il y est question de réaction calibrée selon le profil génétique. Intéressant !

  * Rougeole, rubéole et oreillons
** Defeat Autism Now !
 


Autisme et vaccination RRO

Une traduction de Jean-Claude Marion

De nouvelles études réalisées aux États-Unis et en Angleterre ajoutent des preuves à l’existence potentielle d’un lien entre l’autisme et la vaccination RRO (rougeole, rubéole, oreillons).

Le chercheur américain Vijendra Singh a, dans un récent exposé, proposé de nouveaux éléments de preuves probables permettant de relier le vaccin RRO à certains dommages au cerveau pouvant conduire jusqu’à l’autisme.

Le chercheur anglais Andrew Wakefield, le premier scientifique à avoir évoqué, en 1998, la possibilité d’un lien entre le vaccin RRO et l’autisme, a fait part, quant à lui, de ses nouvelles découvertes qui pourraient rattacher l’autisme à certains symptômes inflammatoires de l’intestin pouvant découler de cette même vaccination. Participant en septembre 2000 à une conférence publique internationale sur la vaccination, le Dr Singh a explicité les résultats d’une étude se basée sur des tests sanguins effectués sur 140 enfants (80 autistes et 60 autres constituant le groupe témoin ). Il a démontré que les enfants autistes présentaient des auto-anticorps à la protéine de base de la myéline* et que, chez 70% des enfants autistes, cette concentration côtoyait une augmentation marquée de l’anticorps au virus de la rougeole. Ce même phénomène n’a pas été observé dans le groupe témoin. D’après le Dr Singh, ces auto-anticorps peuvent attaquer le cerveau et altérer l’enveloppe de myéline qui entoure les nerfs. Selon lui, « des preuves s’accumulent rapidement et mettent fortement en cause le processus d’auto-immunité dans l’autisme qui, dans plusieurs cas, pourrait résulter d’une forme de blessures occasionnées par le vaccin ».

Dans une autre étude, le Dr Wakefield et ses collègues rapportent qu’on a trouvé une nouvelle variante d’une maladie inflammatoire intestinale chez un sous-groupe d’enfants présentant des troubles de développement.

Le Dr Wakefield et ses collègues ont procédé à des iléoncolonoscopies et à des biopsies sur 55 enfants autistes et sur 5 enfants ayant d’autres troubles de développement. Dans la presque totalité des cas, le dossier médical montrait clairement qu’ils avaient subi une régression comportementale marquée et qu’ils avaient tous, sauf un, souffert de problèmes intestinaux. L’échantillon choisi a été comparé à un groupe témoin en bonne santé et à un autre formé par des enfants souffrant de colites ulcéreuses.

Les chercheurs ont constaté qu’une anomalie appelée hyperplasie** nodulaire lymphoïde de l’iléoncolon (LNH = lymphoid nodular hyperplasia) était présente chez 54 des enfants autistes ou assimilés mais qu’elle existait chez seulement deux personnes du groupe témoin. Les biopsies effectuées au niveau de l’iléon ont démontré la présence d’une autre anomalie, l’hyperplasie folliculaire réactive, chez 46 des sujets du groupe autiste et chez 4 des 14 enfants souffrant de colites*** ulcéreuses, mais qu’elle était absente chez les enfants du groupe témoin. De plus, parmi les enfants victimes de troubles de développement, 53 étaient aux prises avec des colites chroniques contre un seul dans le groupe témoin. On retrouvait également 4 cas d’inflammation de l’iléon dans le groupe autiste mais aucun dans le groupe témoin.

Les chercheurs arrivent à la conclusion qu’« une pathologie spécifique de l’iléoncolon avec particularités endoscopiques et histologiques a pu être identifiée chez un échantillon d’enfants affectés par des troubles de développement ».

Avant ces dernières publications, une étude du Dr Wakefield publiée dans le Lancet en 1998 avait constitué la première tentative de lier l’autisme à la vaccination RRO. Dans cette recherche, le Dr Wakefield avait mis en évidence le fait que, sur un échantillon de 12 enfants chez qui on avait noté des anomalies ou des problèmes intestinaux et qui avaient subi une régression comportementale autistique, les symptômes autistiques étaient apparus, chez 8 d’entre eux, dans les semaines suivant la vaccination RRO. Plus tard, il avait rapporté des faits similaires chez 48 autres enfants. Ses recherches de 1998 l’avaient amené à la conclusion que, en raison de particularités génétiques qui affectent leur système immunitaire, certains enfants autistes «ne peuvent supporter impunément la présence de certains virus, probablement même si ceux-ci viennent de souches virales atténuées».

 

 



   * myéline : protéine qui entoure les fibres nerveuses
 ** hyperplasie : formation aux dépens d’un tissu sain d’un tissu pathologique semblable.
*** colite : inflammation du colon

* Singh, Vijenda, presentation to the International Public Conference on Vaccination, September 2000.

"Enterocolitis in children with developmental disorders", A. J. Wakefield, A. Anthony, S. H. Murch, M. Thompson, S. M. Montgomery, S. Davies, J. J. O’Leary, M. Berelowitz and J. A. Walker-Smith, American Journal of Gastroenterology, Vol. 95, No. 9, September 2000, pp. 2285-2295.

 

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