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Les vaccins combinés RRO et DCT augmententle risque de convulsions fébriles* chez les enfants

Source : London Daily Telegraph, le 30 août 2001.

Traduction d’un article de David Derbyshire et Celia Hall.

[* Les convulsions fébriles, ou crises hyperpyrétiques, désignent des convulsions « ayant la particularité de survenir à l’acmé d’une poussée fébrile à 38,5° ou au-delà ». (Source : Grand dictionnaire terminologique. www.granddictionnaire.com)]

«Deux vaccins communément administrés aux enfants peuvent déclencher des convulsions fébriles chez ceux qui présentent déjà des risques de convulsions», ont affirmé récemment des chercheurs américains.

Ils ont découvert que l’injection du vaccin contre la rubéole, la rougeole et les oreillons (RRO) augmente de plus du double le risque de ces convulsions et ce, entre le huitième et le quatorzième jour suivant l’injection. Par ailleurs, le vaccin DCT, qui protège contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, quintuple le risque de convulsions fébriles durant la journée de la vaccination.

Ces résultats confirment ceux d’une recherche britannique, réalisée dans le milieu des années 1990, sur les liens entre les vaccins et les convulsions fébriles.

Les convulsions fébriles sont une des raisons les plus communes d’admission d’enfants à l’hôpital. Elles peuvent être provoquées par des températures élevées reliées à des infections virales ou par un trop grand échauffement de l’enfant. Puisque les vaccins contiennent des virus vivants inactivés et dilués, ils peuvent quelquefois provoquer de faibles fièvres qui déclenchent les crises.

Les derniers résultats proviennent d’une analyse de risques effectuée auprès de 680 000 enfants. L’équipe, composée de chercheurs de l’Université de Washington à Seattle, a découvert que le vaccin DCT* augmentait de 5,7 fois le risque de convulsions fébriles, mais seulement la journée même de la vaccination.

* [NDLT : Selon J. Carsley MD, cette étude a été effectuée à partir de vaccins comprenant la composante à cellule entière de la coqueluche. Les vaccins les plus fréquemment utilisés actuellement au Canada comprennent la composante acellulaire de la coqueluche.]

Le vaccin RRO, quant à lui, augmentait le risque de crises de 2,8 fois entre le huitième et le quatorzième jour suivants la vaccination.

Les chercheurs ont estimé que le vaccin DCT déclenchait des convulsions fébriles chez six à neuf enfants sur 100 000, tandis que le vaccin RRO en déclenchait chez 25 à 34 enfants sur 100 000.

Selon une annonce faite au New England Journal of Medecine par l’équipe américaine qui a mené l’étude, «il y a des risques significativement élevés de convulsions fébriles suite à l’administration des vaccins DCT ou RRO, mais ceux-ci ne semblent être associés à aucune conséquence néfaste à long terme.»

Le Dr Mary Ramsay, du Public Health Laboratory Service, indiquait que l’augmentation du risque de convulsions fébriles est un effet secondaire reconnu des vaccins vivants. «Ce ne sont pas de nouvelles données, mais elles confirment ce que nous savions déjà», affirme-t-elle. «Les enfants ayant une prédisposition aux convulsions fébriles présentent des risques de crises suite à la vaccination. Mais ils ne sont associés à aucun dommage à long terme.»

Ces données furent publiées en même temps que les résultats d’un sondage selon lequel près des deux tiers des parents interrogés affirmaient qu’ils souhaitaient pouvoir avoir le choix entre l’administration combinée du vaccin RRO et l’injection séparée de ses constituants.

La majorité des parents ont également affirmé qu’ils voulaient voir le gouvernement tenir une enquête publique sur le lien potentiel entre la vaccination triple et l’augmentation de cas d’autisme chez les enfants. Le sondage mené auprès de plus de 1 000 parents pour Radio 4 a démontré que 79% d’entre eux désiraient une enquête publique sur ce possible lien, même si 73% croient que le vaccin combiné est sécuritaire.

Mais le Department of Health soutient qu’une enquête publique serait «inutile». «Une enquête pourrait être davantage dommageable pour la santé des enfants en effrayant les parents. Ceux-ci pourraient alors refuser de faire vacciner leurs enfants», affirme un porte-parole.

«Il y a eu neuf études scientifiques majeures sur le lien allégué entre le vaccin RRO et l’autisme», poursuit-il. «Toutes furent menées de façon indépendante et aucune n’a réussi à prouver l’existence d’un lien.»

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