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Rencontre avec le Premier ministre du Québec le 27 janvier 2003

Le Comité du recours collectif rencontre le Premier ministre du Québec

Le 27 janvier dernier, le Comité du recours collectif pour la stimulation intensive précoce a rencontré le Premier ministre du Québec, M. Bernard Landry afin de le sensibiliser à nos demandes et de maintenir la pression sur le gouvernement afin que celui-ci dévoile le plan d'action en autisme qu'il promet depuis plusieurs mois. En plus du Premier ministre, il y avait le Ministre délégué à la santé et aux services sociaux, M. Bertrand ainsi que 3 attachés politiques. De notre côté, nous étions accompagnés de Maîtres Ménard et Champagne, nos avocats, de Mme Sylvie Bernard de la Clinique Béhaviorale et d'une mère avec son fils de 2 ans.

Vous trouverez ci-bas le compte-rendu des conclusions que nous avons tirées de cette rencontre. Le bureau du Premier ministre a eu l'opportunité de vérifier ce compte-rendu. Certaines modifications y ont été apportées suite à cette démarche. Nous croyons que la version actuelle reflète fidèlement les principaux points discutés lors de cette rencontre.

Si vous avez des questions sur le recours collectif, n'hésitez pas à communiquer avec nous.

Ensemble jusqu'au bout!

Jean-Marie Berthelot
Porte-parole des familles d’enfants autistes ou TED
Comité du recours collectif pour la stimulation comportementale intensive précoce
65, rue de Castelnau Ouest,
local 104
Montréal (Québec) H2R 2W3
Courriel : recours_autisme@hotmail.com

Le recours collectif est une démarche initiée par un groupe de parents. Plus nous sommes unis et travaillons ensemble à faire changer les choses, plus nous aurons de chances de succès. Il y a présentement 201 enfants d'inscrits au recours collectif. Votre appui est essentiel à l’obtention de soins de qualité pour tous les enfants autistes ou TED.

 


Compte-rendu de la rencontre du 27 janvier 2003 

Le Premier ministre a consacré plus d'une heure de son temps à cette rencontre. Le Premier ministre a indiqué que beaucoup de choses ont été faites depuis la dernière rencontre avec Mme Ladouceur (en septembre 2001). Pour l'année courante, le Ministère de la santé et des services sociaux dépensera un montant de 8 millions de dollars spécifiquement pour l'autisme. De cette somme, 6 millions $ sont récurrents et 2 millions $ sont pour l'année en cours uniquement. De plus, un plan d'action est prêt au ministère de la santé et des services sociaux.

Le Premier ministre a été informé du drame humain que vivent les familles ayant un jeune enfant autiste. Le Premier ministre reconnaît la nécessité que son gouvernement agisse au niveau de la stimulation comportementale intensive précoce et que cela représente un investissement et non une dépense pour la société québécoise. Le Premier ministre a demandé pour quelles raisons ce dossier n'avait pas progressé comme il aurait dû, ne comprenant pas pourquoi le Québec était en retard dans ce dossier.

Le Premier ministre et le ministre délégué à la santé et aux services sociaux ont confirmé qu'un plan d'action pour l'autisme est prêt et que des ressources financières importantes y seront rattachées. L'annonce devrait être faite dans les prochaines semaines. Le plan d'action comprendra la mise en place de services de stimulation comportementale intensive précoce, ainsi qu'un volet de formation des intervenants. Nous avons insisté que la formation est effectivement nécessaire pour qu'une offre de services de qualité soit développée, mais elle n'est pas suffisante. Nous avons indiqué qu'il était nécessaire d'inclure dans le plan d'action une structure qui permettrait d'assurer que des services de qualité soient dispensés. Tout en reconnaissant ce besoin, le Premier ministre a affirmé que le modèle québécois est décentralisé et qu'il n'y aurait pas de modèle imposé par Québec.

Le niveau de l'investissement associé au plan d'action dépendra des résultats de la rencontre des premiers ministres sur le financement de la santé et d'un éventuel accord avec le gouvernement fédéral. Le Premier ministre a reconnu l'importance d'investir en autisme. S'il n'obtient pas tout le financement demandé d'Ottawa la coupure ne sera pas nécessairement proportionnelle au manque à gagner pour le dossier de l'autisme. Nous avons indiqué au Premier ministre qu'il était inacceptable de lier l'investissement en autisme à un éventuel accord avec le gouvernement fédéral. Nous avons réitéré notre demande que la mise en œuvre se fasse dans les plus brefs délais en raison de l'urgence d'agir, l'intégrité physique, psychologique et mentale des jeunes enfants autistes étant menacée sans la mise en place immédiate de services répondant à leurs besoins. Tout en reconnaissant la nécessité d'agir, le Premier ministre a indiqué que puisque la vie (physique) de nos enfants n'est pas directement mise en danger, que c'était moins urgent que d'autres enjeux, comme l'attente pour la radiothérapie pour le traitement du cancer. Nous avons indiqué au Premier ministre notre malaise suite à ce commentaire, l'urgence n'étant pas définie uniquement en terme de vie ou de mort.

Le ministre délégué a indiqué que le plan d'action prévoyait un horizon de trois à cinq ans. Nous lui avons réitéré notre demande de mise en place immédiate de services, l'intégrité physique, psychologique et mentale de nos enfants étant menacée.

Notre avocat a fait un bref rappel de l'évolution du dossier et des développements dans des dossiers similaires ailleurs au Canada. Le Premier ministre a indiqué que le recours aux tribunaux était légitime dans notre démocratie et que ni de près ni de loin il s'ingérerait dans cet aspect du dossier.

 

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