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INCLUSION «À TOUT PRIX»: RAS L’BOL!

COMMUNIQUÉ

Québec, le 10 mars 2011 – Aujourd’hui était annoncée la formation de la coalition «Pour une intégration réussie». Entre autres, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) fait partie des membres de cette coalition. Tout d’abord, il nous apparaît incohérent que la Coalition milite pour une «intégration» réussie en classe régulière alors qu’un de ses membres, la FEA, milite pour le retour des classes spéciales.

Nous comprenons que la Coalition semble en avoir contre l’intégration «à tout prix». Est-il nécessaire de rappeler que personne, ni les parents d’enfants vivant avec une déficience intellectuelle, les organismes qui les représentent, les enseignants, les décideurs, ni même la loi ne veulent de l’intégration «à tout prix».

D’accord, les services aux élèves doivent être adaptés à leurs besoins, dans des conditions de qualité, mais la classe régulière doit demeurer au coeur de l’organisation des services.

Selon la FAE et la nouvelle Coalition, une inclusion réussie exige nécessairement le maintien et même l’augmentation du nombre de classes spéciales dans le système. La primauté de l’inclusion en classe régulière ne met pas en péril, selon nous, la qualité des services. Reconnues pour leur système inclusif, la Commission scolaire Central Québec, desservant la communauté anglophone de Québec, ou encore la province du Nouveau-Brunswick, parce qu’ils incluent la presque totalité des élèves handicapés ou en difficulté dans la classe régulière, sont-ils pour autant les auteurs d’inclusions bâclées ou, comme le dit la FAE, d’inclusions «à tout prix»?

Qu’on aille de l’avant, une fois pour toute! Plus le temps file, plus l’évidence pointe: les débats qui n’en finissent plus de remettre en question les modèles ou rediscuter les besoins des uns et des autres justifient l’inaction constatée. Inaction qui, elle, cause préjudice aux élèves handicapés ou en difficulté dont le droit à l'égalité des chances est reconnu par la Charte, la Loi sur l’instruction publique (LIP), la jurisprudence, la politique en adaptation scolaire et la convention de l'ONU. Quand on a faim, qu’est-ce qu’on fait? Eh bien, on mange! Alors qu’on arrête de débattre et qu’on agisse pour ce droit à l’égalité des chances qui se traduit par la primauté de l’inclusion scolaire! Offrons les services adaptés aux besoins des élèves dans un système inclusif, tel qu’en dispose l’article 235 de la LIP!

Nous avons la conviction que l’allocation des ressources dans un unique système inclusif auxquels s’ajoutent des services selon les besoins de l’élève demeure le modèle à privilégier. De belles réussites sont vécues dans le réseau public et méritent d’être observées et utilisées comme modèles. Le comité Scolaire de l’AISQ reconnaîtra d’ailleurs cinq de ces écoles parmi les commissions scolaires francophones de la Capitale-Nationale, dont une grande gagnante, dans le cadre de la première édition de son concours «École inclusive». Les prix seront remis lors du cocktail d’ouverture de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, le 14 mars prochain.

L’AISQ est un organisme communautaire oeuvrant depuis 50 ans, cette année, à la défense et à la promotion des droits des personnes vivant avec une déficience intellectuelle et de leurs familles. Elle regroupe plus de 330 membres, majoritairement des parents.

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Source : Sandra Villeneuve,
Intervenante communautaire
L’Association pour l’intégration sociale
418 622-4290
aisq@aisq.org

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