18 décembre 2002
Monsieur Bernard Landry
Premier ministre du Québec
Édifice Honoré Mercier 835,
boul. René-Lévesque est, 3e étage
Québec (Québec) G1A 1B4
Monsieur le premier ministre,
Par la présente, nous réitérons nos demandes afin que les familles ayant un enfant autiste ou un enfant ayant un trouble envahissant du développement obtiennent les services auxquels elles ont droit. Lors de notre passage à l'Assemblée nationale, le 10 décembre dernier, nous avons été sidérés par les propos en réponse à la question de Monsieur Jean Charest sur la sortie attendue du plan d'action nationale en autisme.
Nous ne pouvons accepter que vous rendiez l'octroi des services conditionnel au versement des fonds par Ottawa. Après toutes ces années de comités, de rapports sur l'état de la situation, de recommandations, de sensibilisation, nous considérons que ces services sont un dû et qu'ils ne sont absolument pas négociables. Nous refusons catégoriquement que les enfants, les adolescents, les adultes autistes et leur famille soient pris en otage dans les querelles entre les différents paliers de gouvernement.
Votre gouvernement ne peut à la fois reconnaître que les services actuels sont inadéquats et qu'il y a urgence à développer un programme de services généraux et spécialisés pour les personnes atteintes de troubles envahissants du développement et retarder, une fois de plus, sa mise en œuvre sous prétexte d'un déséquilibre fiscal.
Espérant que votre gouvernement prendra les décisions qui s'imposent dans un avenir rapproché, nous vous prions d'agréer, Monsieur le premier ministre, l'expression de nos sentiments distingués.
La présidente, Ginette Côté
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