Les levures, le Nizoral, le Diflucan, le Sporanox

* La vitaminothérapie a connu une certaine popularité auprès des parents et des chercheurs entre 1995 et 2002 environ.

William G. Crook, The Yeast Connection Handbook, 2e édition, Professional Books Inc., 1997.

  1. La filière de la levure
  2. Mes commentaires
  3. Les antibiotiques

Pendant les deux premières décennies de ma très intense pratique pédiatrique, je n'ai vu aucun enfant atteint d'autisme ou d'un quelconque désordre comportemental. À l'époque, les études qui existaient dans les revues médicales concluaient que "les parents étaient les responsables" de l'état de leur enfant.

Puis, en 1964, Bernard Rimland, qui est père d'un enfant autiste, a publié un livre sur l'autisme. Le but de ce livre était de démontrer que ce profond désordre n'était pas causé par l'incapacité des parents à donner au nourrisson et au jeune enfant toute l'affection dont ils ont besoin. Rimland attribuait plutôt l'autisme à des dérèglements biologiques qui affectent le système nerveux.

En 1965, Rimland fonde l'Autism Society of America, puis en 1967, l'Autism Research Institute (qui s'appelait au départ Institute for Child Behavior Research), à San Diego, en Californie. Grâce aux recherches menées dans cet institut, il apporte des lumières sur les causes biologiques de l'autisme à des professionnels de la santé, à des parents et à des gens qui s'y intéressent dans le monde entier. Il publie aussi un bulletin, recueille et diffuse de l'information au moyen de trousses et de livres.

Les parents d'enfants autistes peuvent s'adresser à l'Institut pour obtenir gratuitement des trousses d'information ou pour se procurer The Defeat Autism Now! Clinical Options Manuel, un guide à l'intention des médecins, qui est vendu au prix de 25$ US.

haut de page

1. La filière de la levure

Au début des années 80, j'ai vu en consultation un petit garçon de cinq ans qui avait souffert régulièrement d'otites et qui avait été hyperactif jusqu'à deux ans. Malgré tout il s'était développé normalement lorsqu'à deux ans et demi, des spécialistes dans un centre universitaire ont diagnostiqué chez lui des troubles envahissants du développement avec symptômes d'autisme.

Grâce au traitement global qui comprend de la nystatine, un régime spécial et l'éloignement de polluants chimiques, l'état de l'enfant s'est amélioré de façon remarquable, même surprenante, bien qu'il ait continué à éprouver des problèmes comportementaux.

Au cours des années 80, je correspondais avec le Dr Rimland, et il me disait avoir été informé à plusieurs reprises par des parents du fait que leur enfant avait fait de grands progrès à la suite d'un traitement anti-Candida. Vers la fin des années 80, j'ai constaté qu'encore plus d'enfants atteints de symptômes semblables à ceux de l'autisme avaient vu leur état s'améliorer grâce à un régime spécial sans sucre et à la prise de nystatine. Et au début des années 90, j'ai reçu des douzaines d'appels téléphoniques et de lettres de parents d'enfants autistes.

Presque sans exception, les symptômes de l'autisme étaient apparus chez les enfants à l'âge de deux ou trois ans après des otites ou d'autres infections à répétition.

Les améliorations notées par les parents sont une diminution de l'hyperactivité, des contacts visuels et une communication vocale accrus, un meilleur sommeil, une meilleure concentration, plus d'imagination dans les activités ludiques, moins de comportements stéréotypés... et un apprentissage scolaire plus satisfaisant.

Au cours d'une conversation téléphonique, en janvier 1997, le Dr Shaw m'a dit qu'il était déjà très encouragé par ses résultats : "Il va falloir pousser les recherches plus loin pour obtenir des résultats concluants. Mais je pense que la question de la levure est une découverte énorme. J'étais parmi les sceptiques au début, mais aujourd'hui je pense que c'est la bonne voie".

Shaw m'a dit également qu'il avait trouvé des taux élevés de métabolites fongiques chez plusieurs enfants hyperactifs, surtout chez ceux qui avaient ingéré des doses répétées d'antibiotiques comme l'amoxicilline, le Ceclor et l'Augmentin. Selon lui, ces antibiotiques créent une forte augmentation de bactéries arérobies, y compris la Clostridium difficile, et que, en combinaison avec une médication antifongique (pour limiter la prolifération de levures), il fallait parfois d'autres médicaments pour contrôler ces bactéries. Il a aussi recommandé de fortes doses de Lactobacillus acidophilus et de Bifidobacterium bifidum pour réduire la concentration de métabolites.

haut de page

2. Mes commentaires

Les études menées par Lawata, les données cliniques recueillies par Rimland et les recherches de Shaw et de ses collègues, ne prouvent pas que les symptômes relevés chez tous les enfants autistes sont reliés à la levure ou que les médicaments antifongiques apportent la solution miracle. Cependant, d'après les constatations des parents et des professionnels de la santé, je crois que tous les enfants autistes devraient recevoir une médication antifongique et suivre un régime sans sucre comme partie intégrante de leur programme, spécialement ceux :

Rimland a aussi démontré que des suppléments nutritionnels, en particulier de fortes doses de vitamine B6 et de magnésium, améliorent l'état des enfants autistes de façon significative.

Pour briser le cercle vicieux des otites et prévenir l'apparition de l'hyperactivité, des pertes de concentration et de l'autisme, voici quelques recommandations :

  1. Ne vous précipitez pas chez le médecin dès que votre enfant semble avoir un léger mal d'oreilles. Essayez d'abord des remèdes simples pour le soulager.
  2. Changez l'alimentation de votre enfant, éliminez tous les produits laitiers, ainsi que les aliments et boissons qui contiennent du sucre. Offrez-lui plutôt de l'eau et différents jus de fruits non sucrés.
  3. Si votre enfant a une infection des voies respiratoires, donnez-lui un supplément de vitamine C. Vous en trouverez en cristaux ou en poudre dans les magasins de produits naturels. Mettez-en une cuillerée à thé dans 6 onces d'eau. Donnez-lui en une once toutes les heures ou toutes les deux ou trois heures, selon que cela lui donne des nausées ou la diarrhée. Vous pouvez au besoin ajouter quelques gouttes de saccharine liquide (Fasweet ou Sweeta), ou bien verser la vitamine dans du jus d'orange ou du jus de pomme.
  4. Procurez-vous du sulfate de zinc au magasin de produits naturels ou à la pharmacie. Combiné à la vitamine C, il renforce le système immunitaire. Donnez-en un à deux milligrammes quatre fois par jour à votre enfant.
  5. Si votre médecin veut prescrire un antibiotique pour une otite ou une infection respiratoire, demandez-lui si votre enfant pourrait se rétablir sans cela.
  6. Si le médecin prescrit néanmoins un antibiotique, demandez-lui en plus deux onces de poudre de nystatine à prendre par voie orale. Donnez-en 250 000 unités (environ 1/32e de cuillerée à thé) avec chaque dose d'antibiotique. Je ne recommande pas la Mycostatine (Squibb) ni le Nilstat (Lederle) en sirop parce qu'ils contiennent du sucre.
  7. Procurez-vous, au magasin de produits naturels ou à la pharmacie, de la poudre ou des capsules de probiotique. Ce genre de produit contient du Lactobacillus acidophilus et du Bifidobacterium bifidum, des bactéries bienfaisantes. Donnez-en à votre enfant à raison d'une capsule ou de 1/4 de cuillerée à thé de poudre avec chaque dose d'antibiotique. 
  8. Quand la dose d'antibiotique aura été complètement prise, continuez à donner à votre enfant la nystatine et le probiotique dans les mêmes proportions, deux à trois fois par jour pendant une semaine ou plus. Voici pourquoi : la nystatine bloque l'apparition de levure dans l'intestin et le probiotique joue le même rôle que les bonnes bactéries. Ils aident à colmater les "boyaux fuyants", réduisent l'absorption de lait, de blé et d'autres aliments allergènes et limitent les risques chez votre enfant de faire des otites.

haut de page

3. Les antibiotiques

haut de page


Ce site a été réalisé en collaboration avec Communautique