L'autisme

L’autisme ou le trouble autistique est le plus connu des cinq troubles envahissants du développement. Voici les caractéristiques associées de l’autisme qui touche 4 à 5 garçons pour une fille :

  • Troubles de la communication;
  • Difficultés à comprendre les situations sociales et les attentes de l’entourage;
  • Troubles sensoriels;
  • Comportements stéréotypés ou répétitifs;
  • Apparition avant l’âge de 30 mois.

 L'autisme


Définition

L'autisme se définit comme un désordre d'origine neurologique caractérisé par une distorsion du développement global de la personne dans l'ensemble de ses sphères de fonctionnement.

Le mutisme est présent dans près de la moitié des cas d'autisme. Sur le plan non verbal, les personnes autistes montrent des problèmes majeurs de compréhension de la mimique et des gestes. L'altération de l'activité d'imagination peut se manifester par une absence de jeux symboliques et d'histoires inventées avec des jouets ou par des difficultés à imiter les gestes d'autrui.

Plusieurs personnes autistes montrent une faiblesse sur le plan de la coordination motrice et  peuvent avoir des difficultés de motricité fine et globale.

L'autisme s'observe chez des personnes de tous les niveaux d'intelligence. Cependant, la majorité des personnes autistes auraient un rendement intellectuel inférieur à la moyenne tout en présentant des déficits sur le plan des comportements adaptatifs, s'assimilant ainsi à la catégorie des personnes présentant une déficience intellectuelle moyenne ou sévère. En raison de leurs caractéristiques particulières, plusieurs de ces personnes présentent aussi des troubles de comportement.

Un diagnostic d'autisme implique que les déficits se manifestent avant l'âge de 3 ans, qu'ils sont intégrés dans le fonctionnement de la personne et présents de façon presque constante.

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Critères diagnostics

A. Un total de six (ou plus) parmi les éléments décrits en (1), (2) et (3), dont au moins deux de (1), un de (2) et un de (3) :

(1) Altération qualitative des interactions sociales, comme en témoignent au moins deux des éléments suivants :

(a) altération marquée dans l'utilisation, pour réguler les interactions sociales, de comportements non verbaux multiples, tels que le contact oculaire, la mimique faciale, les postures corporelles, les gestes
(b) incapacité à établir des relations avec les pairs, correspondant au niveau du développement
(c) le sujet ne cherche pas spontanément à partager ses plaisirs, ses intérêts ou ses réussites avec d'autres personnes (p. ex. : il ne cherche pas à montrer, à désigner du doigt ou à apporter les objets qui l'intéressent)
(d) manque de réciprocité sociale ou émotionnelle
 
(2) Altération qualitative de la communication, comme en témoigne au moins un des éléments suivants :
 
(a) retard ou absence totale de développement du langage parlé (sans tentative de compensation par d'autres modes de communication, comme le geste ou la mimique)
(b) chez les sujets maîtrisant suffisamment le langage, incapacité marquée à engager ou à soutenir une conversation avec autrui
(c) usage stéréotypé et répétitif du langage ou langage idiosyncrasique
(d) absence d'un jeu de faire semblant varié et spontané, ou d'un jeu d'imitation sociale correspondant au niveau de développement
(3) Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, comme en témoigne au moins un des éléments suivants :
 
                (a) préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d'intérêts stéréotypés et restreints, anormale soit dans son intensité, soit dans son orientation
                (b) adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels
                (c) maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs (p. ex. : battements ou torsions des mains ou des doigts, mouvements complexes de tout le corps)
                (d) préoccupations persistantes pour certaines parties des objets
 
B. Retard ou caractère anormal du fonctionnement, débutant avant l'âge de trois ans, dans au moins un des domaines suivants :
 
(1) Interactions sociales
(2) Langage nécessaire à la communication sociale
(3) Jeu symbolique ou d'imagination
 
C. La perturbation n'est pas mieux expliquée par le diagnostic du Syndrome de Rett
 
Source : DSM-IV R
 
De façon sommaire, les caractéristiques suivantes figurent parmi les symptômes courants du trouble autistique :
 

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Diagnostic

Les enfants atteints d’autisme peuvent sembler se développer tout à fait normalement jusqu’à 18 ou 24 mois. Ils reçoivent souvent un diagnostic d’autisme avant l’âge de 2 ans.

L’évaluation repose sur les observations des parents et sur une observation professionnelle des comportements de l’enfant dans divers contextes. En plus des outils de diagnostic, on utilise différents tests pour mesurer les capacités intellectuelles, les aptitudes verbales et les comportements d’adaptation. 

Au besoin, on évalue les comportements inhabituels et on fait des tests pour déceler des problèmes médicaux tels que les crises d’épilepsie.
 
Source : Société canadienne de l’autisme (avec autorisation) 

Pour en savoir plus sur le diagnostic, consultez la page  Comment obtenir un diagnostic? 

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Différences d'une personne à l'autre

L’autisme se manifeste de nombreuses façons. Même s’il existe des caractéristiques communes, une personne atteinte ne les aura pas toutes.

À priori, entre deux enfants autistes, les comportements peuvent différer à un point tel qu'ils semblent s'opposer carrément. En conséquence, la définition du trouble ne s'en trouve pas facilitée. À titre d'exemple, certains enfants refusent d'être touchés tandis que d’autres cherchent à se faire prendre. L’automutilation et l'agressivité figurent parmi les comportements que l'on ne retrouve aussi que dans certains cas. En fait, chaque personne autiste possède, comme tout autre individu, son propre caractère : patient ou colérique, débonnaire ou manipulateur, etc.
 
En deuxième lieu, on doit prendre conscience des écarts existant entre les aptitudes d'un enfant et celles d'un autre. Le trouble autistique s’accompagne souvent d'un retard mental. Quelles que soient les habilités de base de ces personnes, elles sont susceptibles d'en acquérir de nouvelles grâce à une intervention patiente et adaptée à leurs besoins.

Dans un autre ordre d'idées, il est bon de savoir qu'un même sujet peut démontrer d'importantes disparités entre ses différentes aptitudes personnelles. Chez la personne autiste, cette caractéristique prend fréquemment des proportions étonnantes : une faculté est alors très développée au détriment d'une autre. Ces aptitudes "parcellaires" contribuent notamment à différencier l'autisme du simple retard de développement. En outre, sur le plan éducatif, l'identification de ces forces peut influencer le plan d'intervention et servir de motivation pour le jeune élève.

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Histoire

Bien que l'on ait parlé d'autisme dès le début du siècle, la première étude scientifique date de 1943. Pendant cinq ans, Leo Kanner, pédopsychiatre américain, a alors observé onze enfants présentant tous les mêmes problèmes de communication et de repli sur soi. Ces symptômes précis, et l'absence de certains traits propres aux maladies psychotiques, lui ont fait écarter d'emblée la schizophrénie, tout comme la thèse de l'arriération mentale. Par ailleurs, si cette dernière accompagne souvent l'autisme, elle n'en est cependant pas un élément constituant, ni un critère de diagnostic.

Une fois les contours du désordre définis, on s'attacha ensuite à ses causes. La conséquence d’un conflit familial ou d’un déficit affectif a été historiquement la première hypothèse formulée comme étant une cause à cette maladie. Selon cette tendance, l’autisme s’expliquerait surtout par l’attitude glaciale ou les comportements trop rigides de la mère. L’absence d’amour de la mère serait à l’origine de cette mystérieuse infection chez l’enfant. Toute une génération de parents, les mères en particulier, se virent infliger la douleur inutile de se croire coupable de l’autisme de leurs enfants. Cette tendance ne s’inversa que dans les années soixante, à partir du moment où l’étiologie organique de cette infection commença à être pleinement acceptée.

Aujourd'hui, même si aucun consensus n'existe quant à la nature exacte des causes de l'autisme, plusieurs penchent désormais pour une explication d'origine organique. 

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Causes

Actuellement, les causes de l’autisme ne sont pas parfaitement identifiées. Les recherches suggèrent qu’elles soient multiples, et qu’il en faut plusieurs, combinées, pour que se déclenchent les symptômes. 

Les recherches actuelles tendent à démontrer que l’autisme serait en relation avec un dysfonctionnement neurologique provoqué soit par une atteinte biochimique affectant les neurotransmetteurs ou une atteinte structurale caractérisée par une anomalie physique, ou encore par une combinaison des deux facteurs. Enfin, il n’est pas exclu que des facteurs génétiques pourraient également intervenir dans certains cas.

Comme l’autisme se réfère à un état, il n’existe aucune cure ou aucun médicament pour le guérir. Cependant, il est possible d’améliorer grandement la qualité de vie des personnes autistes et celles de leurs proches, en intervenant de façon précoce, pour mettre en place un système éducatif et d’apprentissage ajusté à leurs particularités fonctionnelles, et qui implique à la fois les parents et la communauté. 

Pour en savoir plus sur les causes, consultez la page » À la recherche des causes. 

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