Avant le trouble envahissant du développement, il y a un enfant
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La naissance d’un enfant comporte toujours une part de risque. Des complications inattendues peuvent survenir à n’importe quel moment d’une grossesse ou d’un accouchement. Il n’y a jamais de certitude que tout se passera pour le mieux dans le meilleur des mondes. Avec les avancées médicales et scientifiques, de plus en plus de parents apprennent très tôt, parfois même avant la naissance, que leur enfant est handicapé ou atteint d’une maladie grave. Avec les troubles envahissants du développement, il en va autrement dans la majorité des cas.
Grossesse et accouchement sont choses du passé et l’enfant est déjà bien présent dans la famille lorsque des comportements inhabituels commencent à se manifester. Même si au départ on refuse de l’admettre, ces particularités deviennent de plus en plus troublantes avec le temps. Les parents commencent à observer des différences importantes entre le comportement de leur tout-petit et celui des autres enfants de son âge. Il arrive aussi que l’éducatrice du service de garde, une amie ou un membre de la famille fasse part de ses observations.
Les doutes se font de plus en plus présents, même si les parents tentent de trouver des raisons pour justifier les comportements observées : l’enfant est fatigué, il n’a pas besoin de parler parce qu’on le comprend trop bien, etc. Parfois l’entourage tient ce même discours pour faire taire les doutes.
Vient le moment où l’inquiétude s’ajoute aux doutes et les parents voudront savoir pourquoi leur tout-petit est si différent. Si certains préfèrent ne pas en savoir trop, plusieurs au contraire feront des recherches intenses pour comprendre ce qui se passe. Où s’informer? À qui demander? Assez rapidement, les parents entendront parler de l’autisme et des troubles envahissants du développement. Alors ils pourront chercher de l’information soit au CPE ou dans le réseau de santé et des services sociaux, soit du côté d’une association ou sur les sites Internet donc celui de la FQATED.
C’est alors que les doutes deviennent une inéluctable vérité. Dans bien des cas, le diagnostic est une confirmation de ce que l’on craignait déjà. Pour d’autres, c’est un choc brutal. Malgré tous les scénarios imaginables lors de l’annonce du diagnostic, il n’y pas de réel accueil d’une personne «différente» contrairement à d’autres handicaps visibles dès la naissance. L’enfant que l’on connaît depuis le berceau reste le même et ne change pas après l’annonce du diagnostic. La vision des parents sur son avenir est cependant altérée et il faut apprivoiser cette nouvelle réalité.
Chaque parent réagit au choc initial selon sa résilience. L’aide du réseau social varie également d’une famille à l’autre, d’un individu à l’autre. Les parents se retrouvent souvent seuls face à eux-mêmes. Pour les uns, c’est l’anéantissement. Chez d’autres, c’est un sentiment d’échec qui prédomine. Certains se réfugient dans la négation du handicap ou encore se tournent frénétiquement vers l’action dans le but de «guérir» son enfant de l’autisme. Il y a autant de réactions que d’individus et toutes ces réactions sont normales.
envoyé par Annie Da Silva.de Québec - Plus de trucs et astuces en vidéo.
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